Loneliness could increase the likelihood of memory issues, though not definitively dementia.

Un chercheur décortique ce que nous savons — et ignorons — du lien entre la solitude et les troubles de la mémoire.

Un chercheur explique pourquoi le lien entre la solitude et la perte de mémoire pourrait être plus complexe que ce que les scientifiques pensaient. (Crédit image : Westend61 via Getty Images) Abonnez-vous à notre newsletter

La solitude est quelque chose que la plupart d’entre nous éprouveront à un moment donné. C’est une émotion normale, pas un défaut de caractère. Mais c’est aussi quelque chose qui peut affecter discrètement notre façon de penser et de nous souvenir, et les chercheurs débattent depuis longtemps de la question de savoir si cela pourrait même augmenter le risque de démence.

Une nouvelle étude, publiée dans la revue [Aging and Mental Health], suggère que le tableau est plus complexe que ce que les deux parties de ce débat ne l’ont admis.

Premièrement, il convient de clarifier ce qu’est réellement la démence. Ce n’est pas un diagnostic unique, mais un terme générique couvrant une gamme de conditions – la plus familière étant la maladie d’Alzheimer – qui provoquent une perte de mémoire, de la confusion, des difficultés d’élocution et une perte progressive d’autonomie.

Le déclin cognitif, c’est-à-dire un ralentissement ou un affaiblissement général des fonctions mentales, n’est pas la même chose. Les deux termes sont souvent utilisés indifféremment, mais ils ne devraient pas l’être : on peut connaître un déclin cognitif sans jamais développer de démence.

Nous ne comprenons pas pleinement ce qui cause la maladie d’Alzheimer. Nous savons qu’un mode de vie sain réduit le risque, mais ce n’est pas une garantie. Beaucoup de personnes qui ont fait tout ce qu’il fallait la développent quand même. La maladie est façonnée par la génétique, le vieillissement et des facteurs biologiques que nous nous efforçons encore de comprendre.

La nouvelle étude a suivi un peu plus de 10 000 adultes âgés de 65 à 94 ans sur six ans. Tous étaient en bonne santé au départ, parfaitement autonomes et exempts de démence. Les chercheurs ont suivi leur mémoire sur cette période et ont demandé si la solitude jouait un rôle dans la façon dont elle évoluait.

La réponse était nuancée. La solitude semblait effectivement contribuer aux difficultés de mémoire – mais il n’y avait aucune preuve qu’elle conduisait à la démence elle-même. C’est une distinction importante. Les problèmes de mémoire et la démence ne sont pas la même chose, et les confondre provoque une alarme inutile. Cette distinction est cruciale, et bien que les chercheurs n’aient pas confondu les deux, cette nuance est souvent perdue dans l’interprétation.

Pas toute l’histoire

Il convient également de noter que la solitude ne voyage rarement seule. De nombreux participants à l’étude avaient également du diabète, de l’hypertension artérielle, une dépression ou un faible niveau d’activité physique – tous des facteurs qui affectent le cerveau indépendamment. Le diabète, par exemple, peut interférer avec la façon dont le cerveau traite le glucose, le carburant sur lequel il fonctionne, ce qui à son tour affecte la mémoire. La dépression a un effet similaire. Démêler la solitude de ces autres facteurs est vraiment difficile, et l’étude ne résout pas entièrement ce problème.

Une découverte marquante a été le taux élevé de solitude signalé dans le sud de l’Europe – une région souvent supposée avoir des réseaux sociaux solides. C’est un rappel que la solitude est subjective. Se sentir seul ne dépend pas simplement du nombre de personnes qui vous entourent – il s’agit de la connexion que vous ressentez avec elles.

Il existe également une limitation méthodologique à noter. L’étude a traité la solitude comme un état fixe, alors qu’en réalité elle fluctue – parfois d’un jour à l’autre – tout au long de la vie. Un seul instantané ne peut pas capturer cela.

Les recherches plus larges sur la solitude et le déclin cognitif restent véritablement mitigées, et cette étude ne les résout pas. Ce qu’elle suggère, utilement, c’est que les services de santé pourraient bénéficier d’un dépistage de la solitude en parallèle des tests cognitifs de routine : traiter la connexion sociale comme faisant partie de la médecine préventive plutôt que comme une préoccupation mineure mise de côté.

Et il y a des raisons d’optimisme. Le cerveau est résilient. La recherche suggère que les difficultés de mémoire liées à la solitude peuvent s’améliorer une fois que cette solitude s’est dissipée et que rester socialement actif peut améliorer les performances cognitives de manière plus générale. La solitude, à elle seule, est peu susceptible d’être le facteur décisif dans le développement de la démence chez une personne.

Cet article édité est republié de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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